Salt Lake Maximilian Mann Ultrashop

Interview de Maximilian Mann

Comment as-tu choisi ton moyen d’expression ?

La photographie est un excellent moyen pour moi de rencontrer des gens et d’apprendre d’eux. Pas dans un bureau, mais dans la vraie vie. Je peux rencontrer des gens que je n’aurais jamais rencontré sans la photographie. La conséquence en a été un nombre incroyable d’excellentes rencontres.

Comment une séance de travail se prépare-t-elle ?

Au départ j’effectue beaucoup de recherches. La partie photographique suit ensuite. Pour l’oeuvre « Fading Flamingos » Je suis allé en Iran trois fois, un total de 8 semaines en tout. Le montage et le séquençage sont aussi des éléments importants du travail.

Peux-tu m’expliquer ce qui diffère entre tes débuts et ton travail actuel ?

Au début, ma stratégie visuelle a progressé plutôt naturellement. Je n’y pensais pas trop au commencement, je me suis lancé tout simplement. Avec le temps, j’ai trouvé une approche visuelle. Je me souviendrai toujours de la première fois que je suis allée au lac. En fait, c’était désert. Complètement silencieux sans oiseaux et sans voitures. Je voulais communiquer ce silence dans mes images.

PLUS
INTIME

Tes origines, ta culture ont-ils un rôle dans les oeuvres que tu produis ?

Bien sûr. Je suis visuellement et mentalement influencé par les autres êtres humains. Il n’y a aucun doute, même le choix des sujets est dû à l’expérience et à l’éducation. Nous sommes très influencés par notre environnement.

Quels sont les événements qui t’ont le plus influencé ?

Je pense que c’est la combinaison de beaucoup d’événements. Des festivals de photo comme Les Rencontres d’Arles me sont important, aussi des séminaires d’université ou tout simplement des échanges sur des projets photos, sous forme de livre ou en ligne.

Quelles sont les sources de ton inspiration ?

Bien sûr mon collectif Docks Collective. Nous travaillons en étroite collaboration et nous soutenons à tous les égards. Cela crée beaucoup de confiance et d’inspiration.

As-tu une anecdote qui permettrait de comprendre la genèse de ton travail ?

Je pense que l’environnement est le sujet principal pour ma génération. C’est pour ça que c’était important pour moi de faire un projet qui traite d’un désastre environnemental. J’étais assez surpris car je n’avais pas entendu parler du tout des problèmes au Lac Urmia. Je voulais en savoir plus et c’est en septembre 2018 que je suis allé au lac pour la première fois.

PLUS
PHILOSOPHIQUE

Tes oeuvres sont-elles plutôt un dialogue, une trace ou encore une dénonciation ?

J’essaie toujours de dialoguer avec les protagonistes. Je pense que la confiance et l’honnêteté sont extrêmement importantes. Avec mon travail, je ne veux pas présenter forcément un point de vue complet au public, mais plutôt poser des questions.

Souhaites-tu amener le spectateur à se questionner ou préfères tu l’interpeller ?

Je veux amener le spectateur à se questionner. Je ne veux pas juste donner de simples réponses. J’aimerais que les images s’entrelacent dans une série complexe. C’est encore mieux si le public s’intéresse au sujet après avoir regardé les images.

Si tu devais comparer ton dernier travail avec le prochain ?

Thématiquement, j’aimerais vraiment continuer de travailler sur les aspects de la crise climatique.

POUR
CONCLURE

Quels sont tes projets en cours, à venir ?

Après mon travail sur le Lac Urmia en Iran, j’ai commencé à travailler sur les régions de yourte aux environs de Ulan Bator en Mongolie. Ici aussi le problème environnemental et la crise climatique sont étroitement liés au sujet. Mais le coronavirus a tout arrêté pour moi. Pour les photographes, c’est bien sûr une situation difficile. Dès que ce sera possible de voyager à nouveau, je poursuivrai ce nouveau projet en Mongolie.

Vois-tu une chose à ajouter ? Je te laisse le mot de la fin…

Je vous remercie pour cet entretien et de votre intérêt pour mon travail. 

et, elit. efficitur. fringilla nunc massa Praesent sit libero