The green car - Michele Vittori - Ultrashop

Interview de Michele Vittori

Comment as tu choisis ton moyen d’expression ?

Je me suis toujours intéressé aux arts plastiques, allant de la peinture jusqu’à l’art conceptuel. J’ai commencé la photographie à l’âge de 27 et je n’ai pas arrêté depuis.

Ce médium est il secondaire par rapport à ton propos ou étroitement lié ?

Observer le monde à travers l’objectif d’une caméra est essentiel ; les images résultent de notre regard modéré par la caméra.

Quel matériel utilises tu et pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ?

Ma photographie nomadique a besoin d’une matériel léger. Je me sers d’un appareil plein format sans miroir (Sony A7II) et de temps en temps je prends des clichés avec un boitier photo compact.

Comment une séance de travail se prépare t elle ?

Mon travail se concentre sur des régions internes à l’Italie centrale. Je me sers beaucoup de cartes pour trouver des endroits qui ont quelque chose à me raconter ou un détail qui peut ajouter quelque chose à mes recherches personnelles sur le paysage.

Peux tu m’expliquer ce qui diffère entre tes débuts et ton travail actuel ?

Je ressens la photographie d’une manière très personnelle. Je n’ai jamais aimé représenter les gens. Je me suis rendu compte au cours du temps que grâce au paysage j’ai pu me concentrer sur les aspects les plus importants de mon expérience, la mémoire et plus généralement la relation de l’homme au territoire.

PLUS
INTIME

Tes origines, ta culture ont ils un rôle dans les œuvres que tu produis ?

Je suis né et j’ai grandi dans la province de Rome et toute mon œuvre photographique parle des endroits qui font partie de ma culture et de mon expérience.

Quels sont les événements qui t’ont le plus influencé ?

L’ensemble de routes que j’ai traversées, surtout des routes secondaires et poussiéreuses. Aussi devenir le père de deux beaux enfants, cela vous donne une prise de conscience inattendue des petites choses.

Quelles sont les sources de ton inspiration ?

L’art, le film et les livres. J’écoute aussi beaucoup de musique, du rock alternatif à la musique électronique. La vie.

L’actualité rentre-t-elle en compte dans ta fabrication ou au contraire t’en détaches tu ?

Ma photographie est plutôt contemplative. Nous ne pouvons pas échapper à ce qui se passe autour de nous, comme la crise climatique et notre rapport à la nature pendant cette époque historique.

PLUS
PHILOSOPHIQUE

Souhaites-tu amener le spectateur à se questionner ou préfères tu l’interpeller ?

Je n’aime pas qu’on me surprenne, au contraire, je crois que l’art doit générer des questions, proposer des perspectives que nous n’avions pas envisagé.

Quel regard portes tu sur l’humain, et par conséquent à travers ton travail ?

Je vois les gens distraits par tant de choses inutiles, souvent centrés sur des images artificielles d’eux-mêmes et de la société. Mon travail vise en partie à représenter ce que nous sommes vraiment, à travers le territoire, avec toutes nos limites.

Si tu devais comparer ton dernier travail avec le prochain ?

Plus le temps passe et plus trouver satisfaction dans mon travail me semble difficile. Il faut donc aller plus loin, c’est difficile.

POUR
CONCLURE

Quel regard portes-tu sur ton propre travail ?

Je suis toujours à deux doigts de tout abandonner, puis une idée me traverse l’esprit et je recommence.

Quels sont tes projets en cours, à venir ?

Continuer à photographier surtout pour moi-même, en tant qu’épanouissement personnel. J’ai récemment bouclé un nouveau projet photographi que j’ai réalisé avec des documents d’archives et dont je suis assez content.

Vois-tu une chose à ajouter ? Je te laisse le mot de la fin…

Merci