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Flower Lady par Michael Ernest Sweet

Edition : Tirage original, 10 exemplaires.
Authentification : Certificat numéroté et signé par l’artiste, facture.
Médium : Photographie.
Technique : Tirage Fine art qualité musée.
Couleur : Encres pigmentaires UltraChrome K3.
Support : Papier Hahnemühle, FineArt Baryta 300g.
Tirage : Avec marge blanche autour de l’oeuvre.
Encadrement : Montage sur Dibond® avec chassis rentrant, Encadrement en Caisse américaine. 


Paiement possible en 2x, 3x ou 4x sans frais !
Avec Alma, solution intégrée à votre règlement par carte bancaire.
Valable pour tout montant de 50 à 2000 euros.

UGS : MS-FLWRL-B Catégories : , Étiquettes : , ,

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Complément d’informations

Moyen de paiement : Carte bancaire sécurisée via notre partenaire Stripe, Paypal, Virement bancaire, Alma.
Délai de fabrication avant envoi : 7 jours pour un tirage seul, 15 jours pour un tirage avec encadrement.
Livraison : A domicile ou en Point relais. Quasi partout dans le monde.
Frais de livraison : Offerts, léger dépassement pour certaines régions du monde.
Tenue dans le temps : Stabilité des couleurs, résistance aux UV en intérieur, grâce aux encres pigmentaires minérales encapsulées de résine projetées sur un support 100% Alpha cellulose.
Durée de vie : 75 ans sans dégradation en conditions normales d’exposition en intérieur. Résultat des tests réalisés en laboratoires indépendants.
Conservation : Environnement ambiant stable autour de l’oeuvre préconisé. Variations de température et humidité à éviter. Lumière du jour directe proscrite.
Taux d’humidité recommandé : 35 à 65%.
Température conseillée : entre 10 à 30°C.
Normes et certifications : Sans acide, ni lignine. Norme ISO 9706 long life.

A propos de l’artiste

Michael Ernest Sweet a grandit en Nouvelle Ėcosse, Canada. Après avoir obtenu un baccalauréat en arts et un en éducation, il commence à enseigner dans des écoles publiques à Montréal, au Canada. Alors qu’il enseigne, Michael passe une maîtrise en éducation à Concordia à Montréal et une autre en arts libéraux à l’Université Johns Hopkins aux États-Unis. En marge de son travail professionnel, Michael commence la photographie et à écrire sur le sujet. Ses écrits et ses photographies sont publiés dans des publications comme Black and White Magazine, Village Voice, HuffPost, Popular Photography, Digital Camera, Photo Life… Son travail illustre principalement la vie dans la ville de New York. Il présente des images brutes en noir et blanc au contraste élevé. Michael Sweet a reçu les félicitations de photographes tels que Martin Parr, Roger Ballen ou encore Jay Maisel. Il est actuellement rédacteur principal contributeur pour Photo Life Magazine, de même que membre de la faculté à Stevenson School à New York City.

Site web : michaelsweetphotography.com

Interview de
Ernest Sweet

PLUS
TECHNIQUE

Comment as-tu choisis ton moyen d’expression ?

J’ai toujours été un artiste en quelque sorte. Je peins et j’écris aussi. En fait professionnellement, j’enseigne la littérature anglaise et l’écriture créative. Et j’ai toujours pratiqué la photographie en parallèle. J’ai commencé adolescent avec le Pentax K1000 de ma tante Susan qui fréquentait une école d’art. Elle avait une chambre noire dans notre maison familiale. J’ai poursuivis la photographie depuis ce moment-là.

Quel matériel utilises-tu et pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ?

Je me sers d’appareils très simples. Je ne m’intéresse pas trop aux éléments techniques de la photographie. C’est surtout le sujet qui me préoccupe et la manière dont il est dépeint dans mon cadre. Je suis un photographe qui pointe et qui tire. Pendant longtemps, je me suis servi d’un Ricoh GRD IV en tant que boitier principal. Maintenant, j’utilise un iPhone la plupart du temps. Le matériel photographique ne m’excite pas.

Peux-tu m’expliquer ce qui diffère entre tes débuts et ton travail actuel ?

Mon travail a rapidement évolué dans un style pour laequel j’ai acquis une certaine renommée, des fragments de choses de proximité sans concessions. Mon style était reconnaissable et j’avais l’impression que je devais continuer à travailler ainsi, puisqu’une signature visuelle n’est pas facile à développer. Depuis, beaucoup de personnes ont copié mon style et même l’objet de mon propos (des personnes d’allure étrange à la plage, par exemple). Comme résultat je ne photographier ce genre de chose. Aujourd’hui je travaille sur un nouvel axe de travail très différent, cependant, je n’ai pas encore présenté ce travail au public.

PLUS
INTIME

Tes origines, ta culture ont-ils un rôle dans les oeuvres que tu produis ?

Je pense que le fait d’avoir grandi dans une ferme équestre au milieu de nulle part m’a aidé à mieux ouvrir mes yeux ici à New York. Ce n’était pas mon territoire natal, j’ai donc observé avec les yeux d’un étranger. Ce qui m’a grandement aidé je pense. Mais je reste un gars de la compagne. Je suis propriétaire d’un terrain de 80 hectares au milieu de nulle part au Canada et j’adore m’y rendre. Ici à New York je suis éternellement dans un pays étranger. Cette ville ne sera jamais mon chez moi.

Quels sont les événements qui t’ont le plus influencé ?

Je pense que certaines personnes ont plus compté que d’autres. J’ai eu un bon rapport avec Mark Cohen et Joel Meyerowitz. Tous les deux m’ont fourni de bon conseil et de bonnes directions au cours des années.

As-tu une anecdote qui permettrait de comprendre la genèse de ton travail ?

Il ne faut pas trop prendre au sérieux mon travail. Il ne faut pas examiner mes photos avec une loupe. Mon travail est simple et je pense poignant, dans le sens où il est cru et brut.

L’actualité rentre-t-elle en compte dans ta fabrication ou au contraire t’en détaches-tu ?

Je pense que mon travail est intemporel à beaucoup d’égards. Je ne photographie pas l’actualités. Par exemple, je n’ai pas pris une seule photo depuis l’épidémie de la Covid19. Je ne veux pas photographier des gens portant un masque. Ce n’est pas du tout mon genre. Je pense qu’une bonne photo est une photo qui a été prise n’importe où et n’importe quand.

PLUS
PHILOSOPHIQUE

Tes oeuvres sont-elles plutôt un dialogue, une trace ou encore une dénonciation ?

Mon travail est un dialogue avec d’autres photographes qui m’ont précédé. Je communique surtout avec Robert Frank, Mark Cohen, et, jusqu’à un certain degré, Bruce Gilden.

Souhaites-tu amener le spectateur à se questionner ou préfères tu l’interpeller ?

Je ne présume même pas que j’ai des spectateurs.

Quel regard portes-tu sur l’humain, et par conséquent à travers ton travail ?

Les êtres humains sont complexes et beaux, idiots et vulnérables. Mon travail capture les gens, comme ils sont, dans leur habitat naturel. Je n’ajoute pas d’attentes.

POUR
CONCLURE

Vois-tu une chose à ajouter ? Je te laisse le mot de la fin…

Je pense que l’une des pires choses qu’un artiste puisse faire, c’est de regarder trop d’art par d’autres. C’est pourquoi la photographie de rue se ressemble globalement. De bons artistes voient de leurs propres yeux et sont suffisamment arrogants et égocentriques pour leur permettre d’ignorer ce que font d’autres artistes. Personne ne va jamais copier le travail de quelqu’un d’autre mieux que cette même personne, mais une minorité, si elle ignore le bruit autour, peut produire quelque chose d’unique, quelque chose qui va les survivre. On peut compter sur les doigts de la main le nombre de personnes qui accomplissent ça dans toute génération. En conséquence, il est surprenant que l’un ou l’autre parmi nous continue avec ce propos absurde, c’est-à-dire la photographie.